Histoire de décrocher de la routine et de bien commencer la nouvelle année, on a loué un chalet dans le parc des Grands Jardins où on a passé 4 super journées accompagnés de Nathalie, Xavier, Claire, Bart, Morgan, Matthieu, Julie et Stéphane. Avec un équipe comme celle là et l'environnement des grands jardins, ça pouvait que bien se passer...
Petite mise en condition: Aux Grands Jardins il fait froid et y'a plein de neige, du coup le chalet n'est pas accessible en voiture mais par 3km de raquettes, y'a pas d'eau courante et pas non plus d'électricité. On a donc survécu grâce au propane (lumière, four et frigo), à l'eau du lac, aux bouteilles d'eau minérales et au poêle à bois.
Voici un petit aperçu du lieu:



Nos journées ont été remplies de sorties en raquettes dans les bois, sur les lacs et les collines, et surtout dans la grosse neige bien profonde (entre 1,5 et 2m). C'était vraiment magnifique, on en a pris plein les yeux:













Et en parallèle de ça on avançait notre défi de l'année: construire un igloo à la méthode Inuite... Pour mettre toutes les chances de notre coté on avait avant de partir passé nos journées de travail entre Noël et nouvel an à étudier ce vieux documentaire canadien judicieusement nommé . On a attaqué la construction de l'igloo le dimanche soir après la balade. En fait on a attaqué deux igloos en parallèle: les gars d'un coté et les fille de l'autre. Mais un seul des deux a abouti, je vous laisse deviner lequel... celui des gars bien sûr. En fait les filles après nous avoir volé quelques blocs se sont rendu compte que si elles faisaient un toit à leur igloo elle pourraient pas voir les étoiles en s'endormant; alors elles ont juste fait un grand trou avec un muret autour et de la tapisserie au mur. De notre côté on est parti sur des bases très ambitieuses avec une surface au sol de plus de 2m de diamètre et sur notre plan, y'avait un toit.
Après le premier soir on avait monté environ trois étages mais on n'avait pas réussi à prendre énormément d'angle; du coup on avait plus l'impression de faire une cabane avec des murs verticaux qu'un igloo... Mais malgré les critiques et les railleries des filles on a continué le travail le lendemain soir. Là on s'y est mis sérieusement vu qu'il fallait finir l'igloo avant minuit pour y boire le champagne de la nouvelle année: on a continué la technique de la veille soit Xavier à la taille des blocs, Bart et moi à la maçonnerie. Les étages ont continué à monter mais on n'arrivait toujours pas à prendre suffisamment d'angle, les blocs se cassaient systématiquement la gueule par groupe de un, deux, trois ou quatre! Après avoir reposé les mêmes blocs une dizaine de fois le moral des troupes a commencé à baisser aussi vite que la luminosité. Xavier, dépité, a capitulé, abandonné son poste de tailleur de bloc et est rentré faire la sieste en disant qu'il était dégoutté de la vie et qu'on y arrivait jamais. Bart et moi avons alors décidé de prendre une petite pause histoire de se remotiver au chaud.
Une fois le goûter avalé l'équipe réduite a repris le travail sous les sous le regard plein de pitié du reste du groupe qui les surveillait sans y croire, du coin de l'oeil à travers les vitres embuées du chalet. Pour nous ça n'allait pas fort; on n'arrivait plus à faire tenir les blocs et ils se cassaient en tombant, mais comme on n'avait que ça à faire en attendant l'apéro, on a persévéré... et l'éclair de génie est arrivé! On ne sait pas se qui s'est passé mais d'un coup on a trouvé une technique incroyable qui faisait tenir des gros blocs avec un angle impossible! On s'est alors mis à avancer vachement vite et par magie l'igloo prenait enfin une forme d'igloo... On a commencé à voir quelques flash de photo en provenance du chalet et le monde qui se massait aux fenêtres, ils n'en revenaient pas tellement on y arrivait bien... Au lever de sa sieste Xavier n'en croyait pas ses yeux et a sauté dans ses bottes, chopé sa veste et sa frontale pour revenir nous prêter main forte et braver les -20 degrés. On a enfin fini par vraiment croire qu'on allait pouvoir le boire ce champagne dans l'igloo. Et la construction continuait... continuait... et les autres bavaient tellement ils étaient jaloux...
A l'heure de la préparation de la fondue on a décidé de stopper la construction qui était à 92% terminée de peur de tout gâcher en voulant finir à tout prix. Du coup ça laissait une petite ouverture dans le centre du toit qui allait être parfaite pour laisser s'envoler le bouchon du champagne sans écrouler le tout sur nos têtes minuit venu.
A 23h50 entre la fondue et le dessert on s'est tous changés en 4eme vitesse pour aller faire le décompte dans l'igloo. Changer dix personnes pour passer des 25 du chalet aux -20 de dehors c'est compliqué mais on a réussi à le faire et à tous ramper par l'entrée de l'igloo en mois de 10 min. Et à 10 dedans on n'était même pas à l'étroit, c'est dire la taille de l'édifice! On a décompté, le bouchon a sauté, on a trinqué et l'igloo a résisté!
Le lendemain au réveil après avoir rangé le chalet, on a posé les derniers blocs pour finir la voûte et l'igloo était terminé, le défi relevé. Je peux vous dire qu'on était fiers! Le prochain qu'on fera il restera plus qu'à dormir dedans.

















Pas mal n'est-ce pas?
Mon compte rendu de la construction de l'igloo vole un peu la vedette aux balades qu'on a faites qui étaient elles aussi incroyables comme les photos peuvent en témoigner... Tomber dans des trous et avoir de la neige plus haut que la tête, marcher au dessus des sapins tellement y'a de neige, les arbres gelés, le paysage, tout était unique!
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